Laisse-moi te raconter ce rituel. Tout était magique!
J'avais découvert tout à fait par hasard cette grotte et sa légende et je m'étais dit: c'est là. Car un endroit où l'eau vive coule, nichée dans la forêt, avec une "grotte" dans la roche et une légende de Marie, ça aligne le Pouvoir Féminin. Dans les traditions anciennes, on dit que la Grande Déesse vit dans l'eau, la brume, ... Et puis l'eau sert aux ablutions. Et les grottes... comment ne pas y voir une image de sexe féminin - et de nos bras, consolateurs? Enfin, ça me faisait sourire, ces paysans qui avaient tenté de négocier avec la Grande Déesse... Aurait-elle déclenché une seconde guerre pour avoir l'hommage qu'ils lui avaient promis? Peut-être bien. Les Déesses ont une Epée pour faire régner ce qu'elles estiment être la Justice... On ne négocie pas avec les dieux, on honore ses promesses. On peut ne rien leur demander, mais si on le fait, que ça soit avec respect (et conscience de ce que l'on noue...).
Bref, je suis partie en fin d'aprè-midi du 8 mars pour y faire mon rituel. En y allant, sur le chemin, j'ai repéré un ballon blanc dans les hauteurs, chose assez improbable. J'ai directement pensé à la Déesse : "elle me montre le chemin, et elle s'amuse déjà". J'ai ressenti l'endroit comme bénéfique, profondément. Une paix immense qui s'installe, devant la roche, avec l'eau qui cascade derrière soi, et la forêt, soutenante, lumineuse en ce printemps. J'ai fait mon rituel relativement rapidement car tout se mettait bien, tout était à portée de main, et le fait de pouvoir déposer les bougies sur l'autel me rassurait (je n'aime pas allumer des bougies en pleine nature de manière générale). J'étais vraiment en paix, légère, mais aussi vraiment fatiguée - comme souvent après des pratiques ésotériques. J'avais la chance d'être près de chez un ami, et je me suis littéralement écroulée dans son hamac après ça.
La nuit, j'ai rêvé de mon père. Je le voyais en haut de la grotte. Il avait son visage de quand il était soldat, et ça m'a étonné car je ne rêve jamais de lui comme ça. Je ne comprenais pas ce qu'il faisait là. Je me suis dit: "c'est au tour des femmes, là". Et puis, j'ai pensé au fait que, lors d'une retraite, j'avais senti qu'il avait profondément manqué de l'amour de sa mère, de sa consolation. Alors j'ai souri, en me disant qu'il était venu voir si elle se guérissait pour qu'ensuite ce soit son tour.
Le matin, ça m'a quand même vraiment interrogée, donc j'y suis retournée, et j'ai recommencé le rituel. En prenant un peu de distance, j'ai vu, à l'endroit exact où je l'avais vu en rêve, un papillon jaune. J'ai pleuré, évidemment, car il n'est pas de coïncidence, pas à ce point là, pas comme ça. J'ai passé un long moment là, à me connecter à elles, celles que je connais, celles dont je ne sais rien, et comme souvent, les "évidences" sont devenues plus "larges". La première fois, souvent, on demande des choses très précises. Ensuite, cela devient de plus en plus "général", comme si au plus on est dans l'évidence, l'intention générale, au plus on est dans la "pureté", la foi en le processus alchimique, qui guérit tout et tout le monde, sait où agir, sait ce qu'il faut garder, ce qu'il faut légèrement modifié. J'ai vraiment ressenti que les libérations, les "corrections", tout se mettait en oeuvre.
Et je me suis chopé une migraine colossale - le front, les yeux, sont une énorme mémoire émotionnelle, il y a d'ailleurs un geste de kinésio bien connu, la libération des stress émotionnels, qui consiste à simplement placer une main sur le front (ce que l'on fait spontanément, notamment quand un enfant est malade ou qu'on se sent las). Ca travaille... Je l'ai ressenti aussi dans le sternum, comme si j'étais "nourrie" à cet endroit précis, comme s'il se dénouait. J'ai pris le temps de profiter, des forces environnantes, de l'eau (elle était tiède), des bruits, de cet incroyable paysage, où l'ombre était avant la grotte, et puis la lumière, comme un cristal, sur l'eau, avec un soleil au zénith à la cime des arbres.
J'ai repris le chemin, et deux papillons jaunes m'ont accompagnée. Je me suis dit: tiens, c'est papa et maman. Au même endroit, une abeille, elles qui symbolisent la présence des morts. Plus loin, je me suis mis à chanter la marseillaise, en me demandant bien pourquoi, comme si les mots sortaient de ma bouche sans que je les prononce. J'ai pensé aux morts (français) dont la légende parle, à leurs mères, à leurs amoureuses, peut-être à leurs filles. Je leur ai dit "c'est bientôt votre tour", et c'est vrai, puisque je ferai un rituel pour les hommes à l'Armistice. A la fin du chemin, juste avant de traverser la route, un papillon blanc. Je ne sais pas qui s'était mais j'ai sur qu'il fermait le rituel.
Car oui, on entre en rituel, bien avant de le commencer, en le rêvant, en le préparant matériellement, en se disant "je fais le faire", je vais aller là. On entre en rituel à chaque pas que l'on fait, à chaque geste, à chaque mot. La vie entière est une cérémonie. Elle nous demande d'être en "état de grâce" pour se rapprocher, le plus possible, de l'équilibre.
Oui, et après? Et bien, on laisse la magie opérer. J'ai vraiment foi en ce que je vais. Je ne m'attends pas à des résultats, je sais qu'il y en aura, que le monde bouge, qu'il faut parfois commencer par une aile de papillon - quelque chose de quasi imperceptible, dont tout le monde se dirait "à quoi ça sert"? Le chamane sait. Le chamane voit. Le chamane croit.
Fanny
Et toi, ton rituel?
N'hésite pas à le raconter sur le groupe
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Le rituel coûte seulement 10 euros - et les bénéfices sont reservés à une oeuvre de lumière <3